Publication du quotidien Le Bien Public ce mardi 28 Avril 2020

Publié le 28 Avril 2020

Publication du quotidien Le Bien Public ce mardi 28 Avril 2020

Maraîchage et chantiers : GREN reprend ses activités dans le cadre du confinement

Isabelle PORTOIS (CLP)

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Lors de la vente de légumes dans les locaux de Sainte-Colombe-sur-Seine, toutes les précautions sont prises pour protéger les salariés et les clients.  Photo Association GREN

 

Après trois semaines d’interruption au début du confinement, l’association GREN (Groupe Recherche d’Emplois Nouveaux) reprend progressivement ses activités de chantiers d’insertion et de ventes de légumes. Les salariés s’adaptent aux nouvelles règles imposées par le Covid-19.

Bonne nouvelle pour les amateurs de légumes bios : après une interruption du 16 mars au 9 avril, GREN (groupement de recherche pour les emplois nouveaux) reprend partiellement ses activités. Pendant trois semaines, l’association a étudié les textes de la loi sur le Covid-19 et préparé son retour, en relation avec la médecine du travail. Les salariés sont tous équipés de gants, de gel et de masques, achetés ou fournis bénévolement par deux couturières. Ils pratiquent la distanciation sociale afin d’assurer leur sécurité et celle des clients.

Le maraîchage a repris quasiment normalement pour les deux encadrants et les quatorze salariés en insertion. Ils ont aménagé les plannings et tracé des marques au sol dans la cour de l’association pour que les clients respectent les gestes barrières.

Les ventes ont repris tous les jeudis, de 13 h 30 à 16 h 30. Seule la préparation des paniers pour les adhérents est suspendue pour le moment. Résultat : on se presse chaque semaine dans les locaux de GREN. Le chiffre d’affaires a même quadruplé avec des ventes qui « rapportent » désormais de 800 à 900 € chaque jeudi.

Quant aux ventes de plants potagers, elles reprennent elles aussi avec un énorme succès : « Il n’y en aura pas pour tout le monde », précise Vincent Fougairolle, le directeur de la structure.

Du côté des chantiers d’espaces verts (maçonnerie à Sainte-Colombe et maçonnerie paysagère à Semur-en-Auxois), le travail a également repris progressivement. Certains salariés en insertion qui venaient de Montbard n’ont plus de transports en commun pour se déplacer. D’autres doivent s’occuper de leurs enfants, confinés à la maison. Pour de tels cas, l’association a fait appel au chômage partiel qui permet de conserver un salaire. Autre contrainte liée à la pandémie : les fourgons de chantier transportaient jusqu’à neuf personnes. Le nombre est désormais limité à deux par véhicule. Afin de limiter les risques, l’association intervient dans un rayon de 10 km contre 40 en moyenne habituellement.

Rédigé par Association GREN

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